JMDT- Master Développement TerritorialMaster conjoint

2020 / Prix FSU-r

Valentina Grazioli et Julien Levasseur, titulaires d’un Master en développement territorial (MDT) de l’Université de Genève, sont les lauréats 2020 du Prix FSU-r, décerné par la section romande de la Fédération suisse des urbanistes (FSU-r) afin de valoriser le travail de mémoire de jeunes professionnels issus de Hautes écoles et Universités romandes.

Le "prix FSU-r" récompense des étudiant·e·s dont le travail, jugé de qualité, est ancré dans les enjeux récents de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Il offre la possibilité d’une reconnaissance en dehors du cadre académique et permet d’entrer en contact direct avec des professionnels du métier.

Le jury, constitué de professionnels, évalue les travaux soumis et attribue les prix. Jusqu’à trois prix, d’une valeur unique de CHF 500.-, peuvent être décernés. Les lauréats présentent leur travail lors de l’Assemblée générale de la FSU-r et se voient attribuer l’opportunité de publier une synthèse dans la revue Collage. Le numéro 6/2020 de la revue comportera une présentation des travaux primés.

 

Valentina Grazioli

Valentina Grazioli 

J’ai grandi a Rome, où j’ai fréquenté l’Ecole Suisse. Après la maturité, en 2012, j’ai décidé de faire mes études en Suisse. Ainsi, en 2016 j’ai obtenu mon bachelor en architecture à l’EPF de Zurich. Ensuite, j’ai pu approfondire les thématiques de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme dans le cadre de l’MDT entre 2016 et 2018. Durant mon parcours universitaire j’ai également fait des stages dans des bureaux d’architecture et à l’Office de l’Urbanisme du Canton de Genève. Suite à l’obtention de mon diplôme à l’UNIGE j’ai effectué un stage au Département de l’aménagement du territoire (ARE) du canton de Zurich. Actuellement je travaille pour Ernst Basler und Partner (EBP), à Zurich. 

Résumé du mémoire
"Vers un territoire plus résilient : le rôle des habitations d’urgence. Analyse de deux projets d'habitations d'urgence et de leur impact sur la résilience du territoire de L'Aquila (Italie)“

Les catastrophes d’origine naturelle constituent un défi majeur pour les disciplines de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Les territoires résilients sont capables de faire face à une perturbation telle qu’un événement catastrophique et de se rétablir. Les habitations d’urgence jouent en ce sens un rôle fondamental, permettant un rétablissement de la vie quotidienne des sinistrés. Cependant, elles peuvent également avoir des effets qui empêchent le territoire d’être résilient. Par le biais d’une analyse de deux projets d’habitations d’urgence, nés dans le cadre du séisme de L’Aquila en 2009, le travail vise à comprendre dans quelle mesure les habitations d’urgence peuvent favoriser ou, au contraire, empêcher la résilience d’un territoire.

 Julien Levasseur

Julien Levasseur

Originaire d'Aix-en-Provence. Après des études en hôtellerie, je me suis réorienté pour apprendre le métier de jardinier, puis celui d'architecte paysagiste à la Haute Ecole du Paysage, d'Ingénierie et d'Architecture (HEPIA). 

C'est en poursuivant mon cursus par un Master en Développement territorial à l'Université de Genève que j'ai pu développer des réflexions sur l'utilisation de l'espace dans nos villes. 

Résumé du mémoire
Mes recherches portent sur la densification du domaine public de la ville de Genève. A l’issue de ce travail, je propose de questionner l’utilisation faite aujourd’hui du domaine public, qui pourrait devenir un outil essentiel dans l’adaptation des villes aux changements actuels et à venir.

L’hypothèse développé dans mon travail de mémoire porte sur la densification sur le domaine public qui regroupe des surfaces actuellement affectées pour l’aménagement des voies de circulation. Ce changement d’affectation du domaine public permet non seulement d’allouer de nouvelles surfaces pour la construction de logements, mais également de réduire l’impact de la circulation automobile à l’intérieur des villes.

Ce travail s’organise autour de la construction d’une utopie, fournissant un autre mode de vie urbain à travers la description de la ville de GE-topia. Cet outil utilisé par de nombreux urbanistes et architectes au cours des siècles donne l’occasion d’imaginer les transformations qui pourraient s’opérer à l’échelle d’un territoire en fonction de nouveaux comportements. À la différence avec d’autres utopies, GE-topia ne vise pas la construction d’une nouvelle ville sur un territoire vierge, mais cherche à s’insérer dans le fonctionnement, les contraintes et le bâti d’une ville existante, pour proposer une transition entre un état initial et un état projeté.

Cette utopie apporte également un début de réponse et des opportunités permettant de faire face aux enjeux actuels des villes, comme le réchauffement climatique, la transition vers de nouveaux modes de mobilité ou encore le confort de notre environnement de quartier et les relations sociales que nous établissons avec nos voisins.

Partant du principe de s’insérer dans la ville existante, l’utopie n’est décrite qu’après l’analyse et le diagnostic de la ville de Genève. Ces études qui permettent de comprendre la situation actuelle et les contraintes qui doivent être prises en compte pour assurer un lien entre aujourd’hui et l’état projeté, se limitent à l’étude morphologique de la ville et son réseau routier.

Suite à l’analyse et l’étude des rapports établis entre le bâti et les routes au sein de la ville de Genève et d’autres villes européennes, j’ai travaillé sur le diagnostic des tissus urbains, pour déterminer les qualités des espaces construits et les surfaces potentielles de densification en lien avec le domaine public communal présentes à l’intérieur de ces tissus. La carte des potentiels de densification fut établie à la manière d’un sculpteur qui commence à travailler un bloc de pierre. J’ai commencé avec la totalité de la zone urbaine de Genève, puis détaillant cette surface avec les axes routiers les plus fortement empruntés, des îlots de grande taille se sont formés. Puis j’ai retiré les zones dont le tissu existant ne permettait pas de construire sur les routes. Enfin j’ai croisé cette surface avec les pénétrantes de verdures, les infrastructures de transport en commun et les parcs existants dans le canton, me permettant de définir un schéma d’aménagement de cette surface à l’échelle du territoire.

En conclusion du diagnostic, je me suis porté sur les règlements qui définissent les contraintes s’appliquant aux constructions dans le canton de Genève, pour déterminer les nouvelles surfaces à bâtir à l’intérieur d’un îlot de grande taille en fonction du foncier et des distances à bâtir.

L’utopie me permet alors de conserver une certaine unité territoriale dans l’ensemble des transformations possibles, observables sur un seul îlot et de dépasser le seul gain de surfaces disponibles pour la construction, en apportant des propositions sur l’organisation, l’architecture, les aménagements, les déplacements et les activités.

Pour démontrer de façon plus concrète les potentiels de cette utopie, j’ai appliqué ces principes sur un îlot de la zone urbaine de Genève à travers un projet d’aménagement urbain. Ce projet pourrait se construire autour d’un processus participatif rassemblant à la fois l’État, urbanistes, architectes, paysagistes et les riverains actuels et futurs.

 

Publié le 04.03.2021
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience utilisateur et réaliser des statistiques de visites.
Lire les mentions légales ok