Atelier Développement régional
L'atelier propose une première expérience dans la conception de projets territoriaux dans une optique de transition écologique. L'objectif est de fournir un diagnostic d'un territoire à l’échelle régionale. Ce diagnostic est basé sur une description du site par le prisme d'une ou plusieurs thématiques et sur une esquisse des possibles mutations à envisager. La production de l'atelier s'appuiera sur des visites de terrain et des interventions théoriques et méthodologiques.
Objectifs et compétences visés par l'atelier
- Analyser les caractéristiques d’un territoire dans une vision spatio-temporelle ;
- Comprendre les mécanismes, les politiques et les stratégies d’évolution et de transformations du territoire et formaliser des propositions qui assemblent les dimensions écologiques, culturelles, sociales et économiques ;
- Soutenir et élaborer des pistes de réflexion pour un projet de territoire à grande échelle, intégrant les dimensions environnementales, urbaines et/ou rurales, les enjeux de mobilité, ainsi que les ressources sociales, historiques, culturelles et économiques ;
- Planifier et formaliser la conception des espaces à l’échelle territoriale ;
- Estimer, argumenter, justifier du programme d’aménagement d’un grand territoire ;
- Construire une vision synthétique du projet territorial.
Contenu
Les étudiant·es se familiariseront avec la problématique du développement territorial dans une perspective de transition écologique. Ils/Elles acquerront des compétences dans le domaine:
Du diagnostic territorial : comprendre un territoire dans toute sa complexité en analysant l'histoire de ses transformations et les dynamiques qui l'ont façonné. Cette démarche mobilise différents regards complémentaires: urbanistique, morphologique, paysager, environnemental, social et lié aux mobilités afin d'identifier les caractéristiques, les potentiels et les contraintes du territoire. Elle vise également à comprendre les attentes, les besoins et les intérêts des actrices et acteurs concernés, ainsi qu'à mettre en évidence les principaux enjeux liés à son développement futur.
Des projets territoriaux : comprendre les attentes et les aspirations des acteurs locaux, élaborer une vision partagée du devenir d'un territoire et concevoir des projets capables d'articuler et de fédérer différentes politiques sectorielles (aménagement, mobilité, environnement, économie, logement, patrimoine, etc.). Cette démarche implique de concilier des intérêts parfois divergents, de définir des priorités d'action et de proposer des stratégies de développement adaptées aux spécificités locales.
Les étudiant·es réaliseront, en équipes pluridisciplinaires, un diagnostic territorial et élaboreront des pistes de projet en privilégiant les échanges, la concertation et la mise en commun des compétences. Cette démarche implique également l'apprentissage de la gestion d'un projet collectif, notamment en ce qui concerne la répartition des rôles, la mobilisation des compétences de chacun·e, la coordination des partenaires et la planification des principales étapes du travail.
Un accent particulier sera mis sur les outils et les méthodes qui constituent le savoir-faire des spécialistes du développement territorial. Des enseignements spécifiques seront ainsi consacrés à l'acquisition de différentes techniques d'analyse et de représentation du territoire, telles que la lecture et le dessin d'analyse territoriale (dessin à main levée, schémas, croquis, coupes de terrain, etc.), ainsi qu'à la collecte, au traitement et à l'interprétation des données géographiques (sources, indicateurs, systèmes d'information géographique, etc.).
Forme d'enseignement
Le cours s’organise en atelier de projet selon des thématiques définies par le programme et le cahier des charges.
L’atelier inclut des cours, des conférences et des exercices.
Bibliographie
- Corboz André, « La description : entre lecture et écriture », in Le Territoire comme palimpseste et autres essais, Besançon: Éditions de l’imprimeur, 2001.
- Corboz André, « Aptitudes territoriales, logiques concurrentes et implications politiques du projet d'urbanisme », dans International Laboratory of Architecture And Urban Design (ILAUD), 23 août 1993.
- Marot Sébastien, « Sub-urbanisme / sur-urbanisme, de Central Park à La Villette », in Sébastien Marot & Éric Alonzo (dir.), Marnes, documents d’architecture, n°1, Paris : La Villette, 2011, pp.300-353.
- Marot Sébastien, « L’Art de la mémoire, le territoire et l’architecture ». in Le visiteur, 1999, 4.
- Corajoud Michel, « Le projet de paysage : lettre aux étudiants » in Jean-Luc Brisson (dir.), Le jardinier, l’artiste et l’ingénieur, Besançon : Éditions de l’imprimeur, 2000, pp.37-50.
- Magnaghi Alberto, Le projet local, Liège : Mardaga, 2003.
- Söderström Ola, Cogato Lanza Elena & al., L’usage du projet : pratiques sociales et conception du projet urbain et architectural, Lausanne : Payot, 2001.
Modalités d'évaluation
L'Atelier DVR est évalué en contrôle continu selon les modalités définies dans le cahier des charges de l’atelier :
- Rendus et présentations orales en groupe (75% de la note)
- Travail individuel (25% de la note)
L’atelier est validé si la moyenne des notes, arrondie au demi-point le plus proche, est supérieure ou égale à 4,0, et si les différentes notes du contrôle continu, arrondies au demi-point le plus proche, sont supérieures ou égale à 3,0.
L’examen de remédiation de l'atelier lors de la session extraordinaire est une présentation orale individuelle sur le projet de session (100% de la note).
Utilisation IA
- pendant l'enseignement : autorisée selon les consignes des enseignant·es
- pendant l'évaluation : autorisée selon les consignes des enseignant·es